Interviu in „Cotidianul” cu J. Weiler. Evident, despre UE

Din pacate, cum rasfoim destul de rar presa autohtona, am ratat ieri o piesa realmente interesanta. Astfel de ocazii apar foarte rar in presa noastra „generalista” (i.e. cotidiana).

Interviul merita citit cu atentie. Ar merita citat in extenso, insa nu o vom face, ci trimitem la sursa.

Dintre multele locuri interesante, citam unul singur; Weiler makes a strong point:

Sunt un pluralist, un liberal, cred că ar trebui să învăţăm toleranţa şi respectul pentru cultura altora, dar nu putem avea respect autentic pentru alte culturi dacă nu ne respectăm propria cultură.

Spre noi zari de pace & progres sau „tot inainte”

O stire de peste ocean, adica din SUA. Noua administratie a eliminat institutia obiectiei de constiinta pentru lucratorii din serviciile medicale. Si ce, veti spune? Ei bine, la vremuri noi…

Textul actului aici.

Franta. Laicism (militant) sau somnolenta? Jurisprudenta bizara

Ei bine, o instanta din Rennes a admis suspendarea judecarii unui proces de jaf pana la expirarea Ramadanului (pe care unii il denumesc si al asimileaza postului). Ok, veti spune, si ce? Mda, insa e o problema in tara laicismului, nu? Si apoi, povestea asta ar trebui sa le aminteasca progresistilor ca in Evul mediu exista practica refugierii intr-un locas de cult, pentru a dobandi imunitate.

Cititi despre aceasta in International Herald Tribune, BBC, Le Monde.

Remi Brague despre Papa & intelectualii francezi…

…adica nu despre ai nostri, ci despre ai lor. Un articol interesant, care poate fi citit in Le Figaro.

Consiliul de Stat (Franta) & refuzul acordarii cetateniei franceze pe temeiul „lipsei asimilarii”

Sa vedem ce vor zice activistii acum; pe de o parte laicistii, pe de alta parte cei multiculti.

Decizia Consiliului de Stat aici.

Redam din textul acesteia:

(…) 

Considérant qu’aux termes de l’article 21-2 du code civil, dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : « L’étranger… qui contracte mariage avec un conjoint de nationalité française peut, après un délai de deux ans à compter du mariage, acquérir la nationalité française par déclaration à condition qu’à la date de cette déclaration, la communauté de vie n’ait pas cessé entre les époux et que le conjoint français ait conservé sa nationalité » ; qu’aux termes de l’article 21-4 du même code : « Le Gouvernement peut s’opposer, par décret en Conseil d’Etat, pour… défaut d’assimilation, autre que linguistique, à l’acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger dans un délai d’un an à compter de la date du récépissé prévu au deuxième alinéa de l’article 26.. » ; qu’enfin, aux termes de l’article 32 du décret du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité : « Lorsque le Gouvernement veut s’ opposer par décret en Conseil d’Etat, pour indignité ou défaut d’assimilation autre que linguistique, à l’acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger d’un conjoint de nationalité française, le ministre chargé des naturalisations notifie les motifs de fait et de droit qui justifient l’intention de faire opposition… » ;

Considérant qu’il ressort des pièces du dossier que Mme M. a reçu communication le 10 mars 2005 des motifs de fait et de droit justifiant l’intention du ministre de l’emploi, du travail et de la cohésion sociale de faire opposition à son acquisition de la nationalité française conformément aux dispositions précitées de l’article 32 du décret du 30 mars 1992 ; qu’elle n’est donc pas fondée à soutenir que le principe du contradictoire aurait été méconnu ; 

Considérant qu’il ressort des pièces du dossier que, si Mme M. possède une bonne maîtrise de la langue française, elle a cependant adopté une pratique radicale de sa religion, incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d’égalité des sexes ; qu’ainsi, elle ne remplit pas la condition d’assimilation posée par l ’article 21-4 précité du code civil ; que, par conséquent, le gouvernement a pu légalement fonder sur ce motif une opposition à l’acquisition par mariage de la nationalité française de Mme M;

Considérant que le décret attaqué du 16 mai 2005 [adica actul prin care i-a fost refuzata reclamantei acordarea cetateniei franceze, n.n.] n’a ni pour objet ni pour effet de porter atteinte à la liberté religieuse de l’intéressée ; que, par suite, il ne méconnaît ni le principe constitutionnel de liberté d’expression religieuse, ni les stipulations de l’article 9 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;

 

Considérant qu’il résulte de ce qui précède que Mme M. n’est pas fondée à demander l’annulation du décret du 16 mai 2005 lui refusant l’acquisition de la nationalité française ;

 

D E C I D E :

–––––

Article 1er : La requête de Mme M. est rejetée.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme M. et au ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire.

De la altii adunate. Azi: Quebec & crucifixul din plenul Adunarii legislative & multiculti

Cu unanimitate de voturi ale membrilor Adunarii parlamentare a provinciei Quebec:

QUE l’Assemblée nationale réitère sa volonté de promouvoir la langue, l’histoire, la culture et les valeurs de la nation québécoise, favorise l’intégration de chacun à notre nation dans un esprit d’ouverture et de réciprocité, et témoigne de son attachement à notre patrimoine religieux et historique représenté notamment par le crucifix de notre Salon bleu et nos armoiries ornant nos institutions.

De aici.

Discutia are ceva vechime deja, de ordinul a cateva saptamani, desigur; ea s-a purtat intr-un context mai amplu al multiculturalizmului (sic!) din provincia respectiva. Precum se stie sau nu, Canada este federatiune. Unde mai pui ca in provincia respectiva se resimt din cand in cand pulsiuni secesioniste.

Revenind la oile noastre, votul respectiv a avut loc in contextul dezbaterii unor concluzii ale unui raport al unor experti cu expertiza, denumit „Le temps de la conciliation„, in cadrul unei comisii consultative cu privire la acomodarea diferentelor culturale.

De unde reiese ca, (virgula) quebecoisii (sic!) au stiut sa acomodeze „trendul” (sic!) actual al multiculturalizmului (i.e. Quebec e un teritoriu cunoscut de atragere a emigrantilor…) cu traditia. Sa luam aminte!

Date cu caracter personal, stanga-dreapta si societati la CEDO

Inca o data: se va intampla dupa aderarea UE la CEDO? Sa vezi directivele in actiune…

I Avgi Publishing and Press Agency S.A. & Karis c. Grèce (requête n o 15909/06) du 5 juin 2008 [*]

La Cour a rendu un arrêt de violation contre la Grèce à propos de la condamnation d’un journal de gauche, I’Avgi, pour diffamation. L’article contesté évoquait une manifestation organisée par des opposants à une décision de l’Autorité pour la protection des données à caractère personnel : pour l’autorité, la mention de certains éléments, notamment celui de la religion, sur la carte d’identité constituait un traitement de données contraire à la loi relative à la protection des données à caractère personnel. L’Eglise orthodoxe était très opposée à cette décision. L’article visait K.V., journaliste et écrivain qui anime une émission politique diffusée par une station de télévision dans le nord de la Grèce, et l’un des organisateurs du rassemblement ; l’article, le situant à l’extrême-droite, le qualifie de « nationaliste effréné connu », expression pour laquelle les requérants seront condamnés, la cour de cassation grecque ayant indiqué que les seuls termes d’extrême-droite et de nationaliste auraient suffi et n’auraient pas constitué une diffamation.

La Cour Edh condamne la Grèce pour violation de l’article 10 CEDH : „le rôle des juridictions internes dans une procédure de diffamation ne consiste pas à indiquer au journaliste le strict minimum des termes et qualifications à employer lorsque celui-ci exerce, dans le cadre de sa profession, son droit de critique, même de manière acerbe. Les tribunaux internes sont plutôt appelés à examiner si le contexte de l’affaire, l’intérêt du public et l’intention du journaliste, justifiaient l’éventuel recours à une dose de provocation ou d’exagération.” Par ailleurs la Cour constate que la condamnation des requérants à payer la somme de 58.000 euros au titre du dommage moral subi, est „disproportionnée avec le but poursuivi par la mesure restrictive en cause.”

 

Spania. Protestantii cei progresisti

De ce e peste tot la fel? Stirea

The Spanish Evangelical Alliance issued a statement this week supporting a proposal by the United Left Party in Congress to eliminate religious symbols from all official ceremonies of public institution and entities.

The proposal was defeated in a joint effort by the ruling Socialist Party and the more conservative Popular Party.  Socialist Party spokesmen said that although they did not oppose the measure on principle, they felt the process should be “gradual” and “determined by a law.”
 
In their press release, the Alliance, which represents a small minority of Christians in Spain, insists that “public ceremonies (State ceremonies and others), as a rule, should not have any religious character, much less one that is ‘mono-confessional’.” By “mono-confessional” the Alliance is referring to Catholicism, the faith practiced by the majority in Spain and that is recognized in the country’s Constitution for its historical importance. 

The Protestant group also wants religious symbols to be stripped from prison, hospital, airport and cemetery chapels, or at least that “mono-confessional (Catholic) religious symbols be moveable,” so that the chapels can be available to any religious group.

The Alliance also supports the United Left’s campaign to revoke the accords between Spain and the Holy See, and “if they can’t be annulled, they should at least be substantially modified.”

Spania. Mariajul homosexual & fortarea dictionarului

Stire despre cum se (poate) modifica dictionarul limbii in cauza; oricum, intr-adevar „matrimonio” vine de la mater…

The Spanish association E-Cristians is urging the Catalan Institute of Language not to move ahead with its plan to modify the official definition of marriage to include homosexual unions.

“Our first objection is that of the universal nature of definitions.  Marriage is understood throughout the world as a union between a man and a woman,” the Christian association explained.

The integrity of the Catalan language needed to be safeguarded, E-Cristians said, adding that, legislation to change the concept in Spanish should not be applied to the Catalan dictionary. This type of move would limit the scope of that language in an effort to apply national uniformity.  E-Cristians noted that the Spanish Royal Academy of Language has avoided changing the definition in Spanish “because this language isn’t limited to one just one region either.”

“In our society marriage is still understood to mean the union of two people of the opposite sex,” the association stated, underscoring that “homosexuals are a minority made up of about 2-3% of the population” and that “this group is not very inclined to marriage.”

“There is also an etymological reason,” E-Cristians said.  “The root of the word matrimony necessarily points to the presence of a woman linked to maternity.”

John Gray. Iluzia atee

Semnalam un articol f. interesant aparut in „Idei in dialog” (luna mai a.c.): „Iluzia atee„. In traducere, iar articolul original, The atheist delusion”, se gaseste aici.

John N. Gray (*)

Roger Severino: Legalizing gay marriage will spark lawsuits against churches

Asa se cheama articolul aparut in „Examiner„.

Concluzia suna asa:

Are we better off as a community if religious charities are forced to close their doors because the state redefines what is and is not a marriage? Are we better off if, for example, the Salvation Army is forced to close because of employment lawsuits, or if Catholic adoption agencies are forced to shutter their offices? What would such a result say about tolerating diversity and respect for religious liberty?

Lawmakers and judges need to consider all the consequences, intended and unintended, before embarking on this path.

Ergo, finalmente, ar trebui sa punem in cauza proportionalitatea. Sau nu?!

Cu adevarat drept este omul acesta (in plin post-modernism)

Stirea vine tocmai din…Peru, desigur, veti spune (pe drept cuvant), „astazi traim in plina epoca a … vitezei”… Da, intr-adevar, insa ceea ce spune merita apreciat… De aici.

Human rights cannot be “invented,” says Peruvian cardinal

– During his weekly radio program, the Archbishop of Lima, Cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, said human rights are recognized, not “invented” by international organizations, as they respond to natural law and not to the arbitrariness of U.N. conventions.

“Human rights are based on natural law, a law that is inscribed in the heart of man, in the different cultures and civilizations,” the cardinal said.  “Every man receives them by nature, by the fact of being a person, because they are part of our very identity. They are not bestowed by the U.N. or by any law or organization,” he stressed.

The cardinal warned against efforts to create new “rights” for alleged minorities, which run the risk of making the expression “human rights” subjective.

Cardinal Cipriani also cautioned that some organizations manipulate the concept of rights and “limit their action exclusively to political rights of a specific ‘color’ or ideology.

Consequently they are misinforming and confusing the people, because we all defend human rights,” he warned, pointing specifically to the so-called “right to one’s body” which feminist organizations appeal to in order to justify the legalization of abortion.

“That is not a natural right, a woman did not give herself her body on her own,” the cardinal said, explaining that the new life in a woman is not part of her own body.  “What we have is a right to health and physical integrity,” he said.

Cardinal Cipriani also recalled that “there are many human rights that have corresponding human duties and that go together.  Often we hear complaints about rights we don’t have and silence about the duties we do not fulfill,” he said.

He went on to point out that there does exist the right to strike and to form unions, but “there is no right to act with violence, mistreating others, blocking the streets and destroying private property, because that is not found in any human right.”`

A l’école de saint Benoît pour reconstruire l’Europe

Benedict makes a big point.

De la Zenit (*).

 Le pape a consacré sa catéchèse hebdomadaire, place Saint-Pierre à saint Benoît de Nursie, « père du monachisme occidental ». Benoît XVI a souligné que saint Benoît, proclamé patron de l’Europe par Paul VI en 1964, a eu « une influence fondamentale sur la civilisation et sur la culture européennes ». Il rappelait que « l’œuvre du saint et, en particulier sa Règle, se révélèrent détentrices d’un authentique ferment spirituel qui transforma le visage de l’Europe au cours des siècles, bien au-delà des frontières de sa patrie et de son temps, suscitant après la chute de l’unité politique créée par l’empire romain une nouvelle unité spirituelle et culturelle, celle de la foi chrétienne partagée par les peuples du continent. C’est précisément ainsi qu’est née la réalité que nous appelons ‘Europe’ ». « Paul VI, en proclamant saint Benoît Patron de l’Europe le 24 octobre 1964, voulut reconnaître l’œuvre merveilleuse accomplie par le saint à travers la Règle pour la formation de la civilisation et de la culture européenne », a ajouté le pape. Mais ce message est toujours actuel, comme l’a souligné Benoît XVI en disant : « Aujourd’hui, l’Europe – à peine sortie d’un siècle profondément blessé par deux guerres mondiales et après l’effondrement des grandes idéologies qui se sont révélées de tragiques utopies – est à la recherche de sa propre identité. Pour créer une unité nouvelle et durable, les instruments politiques, économiques et juridiques sont assurément importants, mais il faut également susciter un renouveau éthique et spirituel qui puise aux racines chrétiennes du continent, autrement on ne peut pas reconstruire l’Europe ». « En recherchant le vrai progrès, nous écoutons encore aujourd’hui la Règle de saint Benoît comme une lumière pour notre chemin. Le grand moine demeure un véritable maître à l’école de qui nous pouvons apprendre l’art de vivre l’humanisme véritable », a insisté Benoît XVI. Le pape a rappelé que saint Benoît est né vers 480 à Nursie. Il étudia à Rome, puis il se retira dans la solitude, à la grotte de Subiaco, encore visible aujourd’hui dans le monastère actuel, « ne voulant plaire qu’à Dieu ». « Ce temps fut pour lui, expliquait le pape, une période de maturation intérieure, qui lui permit de lutter contre les tentations ». « Il décida alors de fonder ses premiers monastères près de Subiaco. En 529, il s’établit à Montecassino, sur une hauteur, montrant ainsi qu’un monastère, tout en étant loin, a aussi une finalité publique dans la vie de l’Église et de la société ». « À sa mort, en 547, Benoît laisse, avec sa Règle et la famille bénédictine, un patrimoine qui portera du fruit dans le monde entier », a fait observer Benoît XVI. « L’engagement premier du disciple de saint Benoît est, a conclu le pape, en soulignant l’actualité de saint Benoît, la recherche sincère de Dieu, sur le chemin tracé par le Christ humble et obéissant, à l’amour duquel il ne doit rien préférer. La Règle demeure étonnamment moderne, offrant des indications utiles pour tous ceux qui cherchent un guide sur leur chemin vers Dieu. En 1964, le Pape Paul VI a proclamé saint Benoît Patron de l’Europe ». Anita S. Bourdin

Statul New York & un proiect de lege de promovare a avortului ca „drept fundamental”

Ca sa ne exprimam americaneste: „wanna bet?!” Articolul mai amplu, aici (CNA). In continuare, fragmente:

NY bill to declare abortion a „fundamental right” could threaten religious freedom 

The bill, called the Reproductive Health and Privacy Protection Act, was drafted by the administration of Governor Eliot Spitzer. Signaling that the bill’s passage is a top priority for his administration, Gov. Spitzer recently called for its passage in his January State of the State address, while his wife Silda Wall delivered a speech dedicated to the legislation at a gathering marking the 35th anniversary of the Roe v. Wade Supreme Court decision.

The legislation would establish abortion as a fundamental right for pregnant women prior to fetal viability and in later stages if the woman’s health is at risk.  Abortion regulations would be removed from state penal law to public health law.  The authority to perform abortions would also be extended beyond physicians to „qualified licensed health care providers.”

The part of the law that most concerns opponents is a section stating, „the state shall not discriminate against the exercise of the rights … in the regulation or provision of benefits, facilities, services, or information.” 

Edward Mechmann, a legal coordinator for the Archdiocese of New York, said the bill would infringe on the freedoms of Catholic organizations.  „If they grant us a license, which is a state action, they will be discriminating,” he said, according to the New York Sun.  „The right to abortion would have more protection under New York’s law than the right to free exercise of religion.”

Spitzer administration officials argued that existing „conscience clause” provisions in state law would protect Catholic hospitals and agencies from legal penalties.

 

Laicism spaniol…

Socialist party threatens to eliminate funding for Catholic Church if it wins election

.- The secretary of Spain’s Socialist Party (PSOE), Jose Blanco, said this week the bishops’ voting guide encouraging Catholics not to vote for policies that go against Church teachings will not go unanswered after the general elections to be held on March 9.
 
“The relations between the Catholic hierarchy and the government will not be the same after March 9,” Blanco said, threatening that the government will “go from words to deeds” and promising that the legislature would take “definitive steps” to eliminate the economic aid the Church receives in Spain.
 
The leader of the Popular Party in Catalonia, Daniel Sirera, called Blanco’s statements “intolerable blackmail.”  “It’s unbelievable that the Church is threatened like this by saying it will not receive aid only because it does not share the opinion of the government,” he said, calling Blanco’s attitude “inappropriate for a democratic regime.”
 
Sirera slammed the criminalization of “those who do not think like the government,” and he noted that even those “who do not agree with the Church’s statement do not share” the reaction of the PSOE.

De aici (*).

Arhiepiscopul de Toledo despre programul de educatiune cetateneasca promovat de guvernul spaniol

Stirea suna asa:

Education for Citizenship seeks to dominate emotions in order to control people, Spanish cardinal warns

.- In an interview with Libertad Digital Television, the Archbishop of Toledo, Cardinal Antonio Cañizares, said the purpose of the controversial Socialist propaganda course “Education for Citizenship,” is to take control of the way an entire generation of students think by controlling their affections.

“To conquer the affections is to dominate the nucleus of the person in order to destroy him,” the cardinal said during a discussion with philosopher Gabriel Albiac.  The interview has become the video with the most views in the category of education on YouTube.

Cardinal Cañizares stressed that some of the ideologies presented in the course, “such as the ideology of gender, tend to destroy the truth about man.”  He said the state is using the course in an attempt to “form the moral consciences of all citizens and impose one way of thinking—its own.”

The cardinal noted that Spain’s constitution recognizes parents’ “right to choose the kind of moral and religious formation they want for their children.  And 80% of Spaniards have requested, at least for primary school, Catholic moral and religious formation.”

“The application of Education for Citizenship is a question of power for the indoctrinating State,” he asserted, because in the control of the affections and moral ideas “lies the power, the control over citizens, the control of the will and of morals.”

Sursa (*).

Un gand al Arhiepiscopului Atenei, Hristodulos

„La crise spirituelle qui frappe actuellement l’Europe a son origine dans la laïcité qui n’a pas pu soutenir les peuples européens. Aujourd’hui, les autres confessions chrétiennes luttent pour ramener le Christ dans leurs sociétés”.

Sursa (*)

Marea Britanie- Discutii pentru abrogarea Legii de sanctionare a blasfemiei

Blasphemy law ‘may be abolished’ (*)

The government has „every sympathy” for the case for abolishing blasphemy laws, Justice Minister Maria Eagle has said. Speaking at the end of a debate on proposals to scrap the laws, she told MPs they wanted to first consult the Church of England.

Labour MPs were told to vote against Lib Dem MP Evan Harris’s proposals but ministers feared a backbench revolt.

Dr Harris, who called the law „ancient, discriminatory and illiberal”, withdrew his Criminal Justice Bill amendment.

Ms Eagle said the consultation with the Church of England would be „”short and sharp” .

Subject to those discussions, the government intended to bring forward amendments to the Criminal Justice Bill to abolish the offences of blasphemy and blasphemous libel, she said.

During the debate, Dr Harris described the laws as „ancient, discriminatory, unnecessary, illiberal and non-human rights compliant”. He said the last conviction under the law was 1979.

„So it’s not needed any more, old-fashioned, ancient and out of time,” he said.

„The Almighty does not really need the protection of these ridiculous laws and that’s why large numbers of people of a religious perspective share the view that these offences need to be abolished,” he said.

Labour MPs had been whipped to oppose the amendment – but there had been concerns that there would be a significant backbench revolt.

Earlier Labour MP Keith Vaz told BBC Radio 4’s World at One: „A lot of MPs, including myself, would have voted for it – because this is a pretty archaic law.”

He said he welcomed the government’s moves to bring forward its own plans, adding: „There would have been a rebellion and I think the government would have faced a defeat.”

‘Free expression’

Backbenchers involved in talks with ministers say the government is anxious not to be accused of „bouncing” the Church of England into accepting abolition.

Dr Harris’s amendment to the bill comes after leading figures, including former Archbishop of Canterbury Lord Carey, wrote to the Daily Telegraph on Tuesday, arguing the legislation was discriminatory as it only covers attacks on Christianity and Church of England beliefs.

The letter said it served „no useful purpose” and offered Christian activists a means to intimidate broadcasters, publishers and performers.

The High Court last month rejected an attempt by a Christian evangelical group to prosecute the director general of the BBC for blasphemy over the screening of the musical Jerry Springer – The Opera.

‘Respect’

Its director, Nicholas Hytner, told BBC Radio 4’s Today programme: „What we have now is essentially a secular country based on a common bond of decency which includes free speech.

„And free speech includes the expectation that there should be mutual respect between those with different beliefs.

„And I don’t believe that the law should address what people believe. The blasphemy laws protect belief; they don’t protect people.”

Don Horrocks, of the Evangelical Alliance, agreed that there was „no real argument” for retaining the law, saying: „Everybody knows it’s not really going to be used again.”

But he warned that changing the legislation could „send out a signal” that „gratuitous abuse and offence” is acceptable.

Franta- propunere de modificare a Constitutiei pentru eliminarea cuvantului „rasa” spre gloria eterna a „diversitatii”

PROPOSITION DE LOI
CONSTITUTIONNELLE visant à le mot «race» de l’article premier de la Constitution
(*)

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

L’inscription du terme « race », dans l’article même qui dispose des valeurs fondamentales de la République, est inadmissible même dans une « phrase qui a pour objet de lui dénier toute portée » (Guy Carcassonne in « la Constitution de 1958 commentée »). La Constitution, dès son article 1er, reconnaît en effet l’usage d’un terme dont l’application à l’espèce humaine est, non seulement inopérante, mais surtout, choquante et dangereuse.

Utilisé pour signifier la différence entre les groupes humains, ce terme s’attache à des caractères apparents, le plus souvent immédiatement visibles (la couleur de la peau, la forme du visage, etc.). Mais à ces différences physiques visibles peuvent s’ajouter celles des vêtements, des mœurs, de la culture, du niveau social, de la lignée généalogique, bref, tout ce qui peut différencier les hommes entre eux. Il existe ainsi de multiples acceptions de ce terme, selon le critère de distinction utilisé. En tout état, le concept biologique de « race » n’est pas pertinent pour l’espèce humaine comme le reconnaît l’ensemble des scientifiques. Terme polysémique, foisonnant, « ondoyant et divers », il est dangereux politiquement et juridiquement. Dangereux par son indétermination, il l’est également par son rôle de support idéologique. Par la classification et la hiérarchisation qu’il induit, l’utilisation de ce terme, philosophiquement, historiquement et politiquement, permet de présenter un ordre des valeurs justifiant, soi-disant scientifiquement, l’inacceptable.

Le mot « race » a toujours servi de support au discours qui prélude à l’extermination des peuples.

Supprimer le support ne supprime pas le discours mais la légitimité qu’il pourrait puiser dans la loi fondamentale. En effet, lorsque la Constitution interdit à la loi d’établir une distinction selon « la race », elle légitime paradoxalement et donc en creux l’opinion selon laquelle il existe des « races distinctes ».

L’utilisation du terme de race est de plus contraire à notre tradition constitutionnelle républicaine qui vise depuis 1789 à nier le concept même de différence naturelle, différence par la naissance ou par la généalogie. L’apparition subreptice de ce terme dans le droit positif puis dans la Constitution est purement conjoncturelle et historiquement datée. On comprend aisément les raisons pour lesquelles deux parlementaires, insoupçonnables et de haute volée, Pierre Cot et Paul Ramadier, au lendemain de l’horreur de la 2ème guerre mondiale, aient amendé le préambule du projet de Constitution de 1946 lors des travaux de la Commission constituante pour ajouter qu’« au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés ».

On comprend beaucoup moins que le constituant de 1958 ait conservé ce terme alors même que l’interdiction faite par notre loi fondamentale de discrimination selon « l’origine », terme plus objectif et plus général, surtout en le mettant au pluriel comme le propose le II de l’article unique, donne les garanties suffisantes à l’interdiction de distinction selon la couleur de la peau, l’origine génétique, généalogique, sociale, culturelle, etc.

L’argument selon lequel la suppression de ce mot risquerait d’impliquer une régression dans la lutte contre les discriminations doit donc être écarté puisqu’il n’existe pas de « races humaines » distinctes.

Même si ce terme avait une importance juridique dans notre arsenal législatif, sa suppression n’entraînerait aucune régression de notre droit puisque ce terme continuera à figurer dans le préambule de la Constitution de 1946 qu’il n’est pas proposé de modifier pour des raisons historiques, ou encore dans la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), elle-même inspirée, en 1950, de notre texte fondamental.

À supposer donc fondés les arguments selon lesquels la suppression de ce terme ferait tomber le dispositif répressif de notre législation, il suffit de rappeler que tout juge peut et doit appliquer l’ensemble de notre droit dont, au sommet, figure le bloc de constitutionnalité. Ainsi, si la suppression de ce terme dans l’article 1er avait l’inconvénient de diminuer l’arsenal anti-raciste de notre droit, le bloc de constitutionnalité dont font notamment partie le préambule de 1946 et la déclaration des droits de l’homme et du citoyen depuis la décision du conseil constitutionnel de 1971 relative à la liberté d’association, permettrait de se garantir contre toute régression juridique.

De plus, le juge pourrait toujours se fonder sur les dispositions figurant dans des textes de valeur supra-législative, c’est-à-dire le bloc de constitutionnalité et le droit international dont la CEDH, pour incriminer un acte à caractère raciste.

Enfin, afin d’être certain que cette suppression n’entraîne pas régression dans la lutte contre le racisme, il est proposé dans cet article de remplacer le mot « origine » par le mot « origines ». Le pluriel permet ainsi d’incriminer toutes les sortes de discrimination, qu’elles soient liées à l’origine ethnique, génétique, culturelle, etc.

L’indétermination du terme « race » en fait non seulement un terme inopérant mais en plus dangereux. Sa suppression n’entraînerait pas moins de protections et permettrait d’ôter à des discours fondés sur l’inégalité « naturelle » due à la couleur de la peau, à la culture, aux mœurs, la légitimité qu’ils peuvent puiser aujourd’hui dans le texte même de notre Loi fondamentale.

Le jugement de valeur à partir des différences constatées qu’entraîne le terme « race » conduit invariablement au même refus de l’autre alors que tout au contraire, il convient d’accepter, en toute fraternité, l’altérité et la différence.

Seule l’acceptation de celle-ci doit permettre de maintenir la diversité et la richesse de l’humanité.

C’est la raison pour laquelle, il vous est proposé de supprimer le terme « race » de notre Constitution.

PROPOSITION DE LOI CONSTITUTIONNELLE

Article unique

Dans la deuxième phrase de l’article 1er de la Constitution, les mots « , de race » sont supprimés, et le mot « origine » est remplacé par le mot « origines ».

Muntele Athos & feministele…

Eheiiii, aici e o istorie veche. Haideti sa fim „progresisti”. Stirea spune totul. Numai ca statul in cauza s-a asigurat in privinta raporturilor cu UE printr-un document special, anexat Tratatului de aderare… ;)

Stirea vine in completarea colectiei de ineptii in ton cu spiritul vremii…

Greek women flout medieval entry ban in monastery

THESSALONIKI – A 1,000-year-old ban on women in the Greek monastic community of Mt. Athos crumbled, albeit briefly, yesterday.

A mixed crowd of local villagers marched into the enclave to protest against the monks’ alleged encroachment on public land, a protest leader said.

Around 500 women and men from villages in the Halkidiki peninsula in northern Greece took a few steps into the territory of the self-governing community of some 20 monasteries before a police cordon stopped them, police and the organiser said.

„It was a symbolic act, we have broken the ‘avaton’,” said protest organiser Kyriaki Malama, referring to the 1045 AD decree that forbids women access on grounds of impurity.

„We demand that the Greek government and the European Union intervene to stop the monasteries from acting as if they are above the law.”

The demonstrators belong to a local community group locked in a court dispute with five of the monasteries over ownership of some 8,300 hectares of forest and land which they say belongs to their villages.

„The monks’ mission is to be a religious order, not one that does (real estate) business,” Malama said.

Police stated that there is a possibility of filing criminal charges against six women for breaking the laws of encroachment on monastery property. According to Greek law, women trespassing on Mt. Athos can, if found guilty, faces sentences of in between 12 months and two years in prison.

Several feminist groups in Greece and other countries have tried to have the medieval law nullified.

The European Parliament asked Greece to make gender rights equal in 2002 and 2003, both times with no results.

(*)

 

 

Weiler & Europa christiana

Ei bine, cred ca stiti cine este Joseph Weiler. Cititi…

L’Europe et la voix des chrétiens

Résumé : Entretien à propos du livre l’Europe chrétienne, une excursion. En cédant à la pression laïciste, les chrétiens trahissent leur mission, et trahissent l’avenir de l’Europe elle-même.

LE TRAITE DE LISBONNE du 18 octobre 2007 dit « traité modificatif » devait « simplifier » le projet de traité constitutionnel. En fait de simplification, le traité a repris les principales dispositions du projet fédéraliste autoritaire de la Convention Giscard. Georges Berthu et François de Lacoste Lareymondie montrent dans leurs analyses du traité — qui se recoupent largement — que si les États européens ont renoncé au coup d’accélérateur politique, ils n’ont pas davantage infléchi la trajectoire dans l’autre sens : Lisbonne prolonge Amsterdam et Nice.

Marta Cartabia pointe les deux difficultés essentielles de l’évolution de la construction européenne : le système de valeurs sur lequel les autorités politiques communes veulent construire le futur de la société européenne, autrement dit la part la plus « constitutionnelle » de la mise en œuvre de ses principes politiques. Le nouveau traité, maintient l’autorité d’une Charte des droits fondamentaux qui repose sur une vision de l’homme fondée sur un individualisme extrême. Et le refus idéologique de concevoir l’Europe comme une identité commune (explique ici le juif américain Joseph H.H. Weiler) condamne l’adhésion des p euples à un projet dans lequel ils ne peuvent se reconnaître, d’autant plus qu’à nouveau, on veut les écarter de sa définition et sa ratification.

Résultat, l’Europe se cherche toujours, et s’expose à nouveau à un échec, car si le traité est adopté, il est loin d’être ratifié. Si le motif des réticences populaires qui se sont exprimées à l’égard de la Constitution demeure, on voit mal comment l’expression politique d’un rejet du nouveau traité ne pourrait pas trouver un moyen de se frayer un chemin chez l’un au moins des vingt-sept États membres, ou chez plusieurs.
POURQUOI PUBLIER ET LIRE aujourd’hui un livre comme L’Europe chrétienne de J.H.H. Weiler, cet universitaire américain de renommée mondiale et juif observant, qui s’est énergiquement battu pour la reconnaissance de l’identité chrétienne de l’Europe ?
Après tout, le débat sur les racines chrétiennes de l’Europe semblait être enterré avec le Traité constitutionnel européen, après que les peuples français et hollandais ont porté un coup mortel à l’ambitieux projet de constitutionnalisation de l’Union européenne, avec leur « non » historique au référendum du printemps 2005. Le livre, lui, est bien vivant : désormais traduit dans de nombreuses langues, il a été publié pour la première fois en 2003 en Italie dans la perspective des travaux de la convention européenne. Cette année-là, Weiler a été, en dehors des rangs catholiques, la voix la plus explicite et la plus courageuse de la démonstration rationnelle de la nécessité d’une référence à Dieu et aux racines judéo-chrétiennes de l’Europe dans le traité constitutionnel ; mais, à l’instar du pape, sa voix est restée inécoutée.
Donc, pourquoi revenir aujourd’hui sur une question (apparemment) fermée ?
Il y a beaucoup de bonnes raisons pour reprendre en main le livre de Weiler. Je voudrais en souligner deux principales.

La vision de l’homme

La première est contingente : aujourd’hui, dans un silence médiatique absolu, l’Europe a négocié un nouveau traité de réforme de l’Union européenne, et tout laisse penser que dans les mois à venir les chefs d’État et de gouvernement pourraient obtenir la ratification de l’accord de Lisbonne. On pourra m’objecter que j’évoque aujourd’hui un texte qui n’a rien à voir avec le projet ambitieux rejeté en son temps par les référendums français et hollandais. Mais il ferait beau voir, comme le souligne The Economist, en paraphrasant la phrase de René Magritte, qu’il ne suffit pas de déclarer « Ceci n’est pas une constitution », pour masquer la portée constitutionnelle des choix contenus (et bien dissimulés) dans l’actuel traité en discussion.
Il est vrai que dans le nouveau texte, on a ôté toute la rhétorique constitutionnelle. Ainsi le titre du traité ne fait plus référence à la constitution et dans le corps du texte, ont été soigneusement expurgés tous les symboles constitutionnels : hymne, devise, drapeau, etc. Malgré cela, la substance constitutionnelle du vieux projet demeure.
Il n’est pas question d’analyser ici les réformes institutionnelles contenues dans le nouveau traité, qui sont par ailleurs de grande importance comme par exemple la durée de la présidence de l’Union, l’organe responsable de la politique étrangère, le système de vote, la structure de la Commission et beaucoup d’autres. Ce que je veux mettre en évidence, c’est la partie la plus proprement constitutionnelle de l’ancien traité, c’est-à-dire le maintien de la Charte des droits de l’Union européenne, et la proposition de lui conférer une pleine valeur juridique. C’est sur cette charte que seront fondées les valeurs sur lesquelles se construira le futur de la société européenne. Le Royaume Uni a demandé et obtenu un opt-out sur cette partie du traité, pour ne pas être lié au respect de valeurs et de principes dans lesquels il ne se reconnaît pas.
Dans cette Charte réside une vision de l’homme fondée sur un individualisme extrême : elle concerne un sujet totalement autodéterminé, dégagé de toute dépendance sociale ou transcendante. En d’autres termes, la Charte présuppose une vision culturelle et anthropologique peu en accord avec le personnalisme catholique, sur lequel s’est rebâtie la société européenne après la destruction des deux guerres mondiales et des totalitarismes, sur lequel l’exaltation du moi ne se sépare jamais du nous, sur lequel la personne est faite de relation et de rapport à l’autre, avec un « a » minuscule et avec un « A » majuscule.
Donc, même si les projecteurs semblent éteints, aujourd’hui dans les capitales européennes, on est en train d’assumer des décisions de portée capitale, qui touchent directement la conception de l’homme.
Dans ce contexte, reproposer la question des racines chrétiennes est donc d’une pleine actualité, non pas tant pour ré-ouvrir la discussion sur le contenu du préambule (les racines chrétiennes ne figureront probablement pas dans le nouveau traité) que pour mettre à plat le problème de la vision anthropologique sous-tendue par la construction européenne.

La présence des chrétiens

La seconde raison, c’est que le thème du livre n’est pas immédiatement le problème de la référence explicite aux racines chrétiennes de l’Europe dans les traités européens. La réflexion de Weiler est plus vaste et concerne la présence des chrétiens dans le débat public et dans l’espace public européen : « Le vrai scandale qui devrait provoquer aussi bien les croyants que les laïques est le scandale de l’absence de voix. C’est un fait que dans les débats fondamentaux […] il manque toujours une expression explicite et articulée de la pensée et du magistère chrétien. » Et l’auteur poursuit : « Son absence nous appauvrit tous. » Sans demi-mesure, le livre affirme que « la chrétienté est enfermée — on l’a enfermée dans un ghetto ». Dans la seconde moitié du XXe siècle les chrétiens se sont progressivement retirés dans la vie privée, se sont enfermés dans un ghetto, en partie poussés par une culture hostile — celle qui dans le livre est définie comme la christophobie de l’élite culturelle européenne — en partie à cause des choix que les chrétiens se sont auto-imposés, inexplicablement.
De cette manière, cependant, en plus de trahir la nature missionnaire et culturelle de l’annonce chrétienne, le débat public s’est appauvri, qui a été privé d’un apport fondamental.
Cette vaste réflexion sur le rôle des chrétiens dans l’espace public n’a pas certes perdu son actualité, au contraire elle est toute à explorer et la question n’intéresse pas seulement les chrétiens. Il est significatif que même Jurgen Habermas, un des représentants majeurs de la culture laïque européenne, dans ses interventions les plus récentes, reconsidérant ses précédentes affirmations sur la démocratie et le relativisme, ait voulu ré-ouvrir la discussion sur le rapport entre l’État et la religion.
Pendant des décennies, malgré le 11 septembre, on a soutenu que la problématique des institutions publiques contemporaines était leur laïcisation et leur affranchissement de la religion, sans s’apercevoir que le problème de l’État post-moderne consiste à trouver de nouvelles formes et de nouvelles modalités de dialogue avec la religion, et de la reconnaître capable d’être un apport essentiel pour la survie même de la société. De tous les États européens, la France est celui qui, peut-être plus que tous les autres, a porté les plus extrêmes conséquences de l’expulsion de la religion de l’espace public. Elle mérite donc, dans ce contexte, de suivre avec une attention particulière la réflexion de Weiler, qui, en anticipant le débat sur l’État post-moderne, a solidement démontré la nécessité de la présence des chrétiens et de la religion en général dans le débat public.

M. C.

JOSEPH H.H. WEILER : « L’EUROPE CHRETIENNE N’EST PAS UNE AFFAIRE PRIVEE »

MARTA CARTABIA. — Professeur Weiler, dans votre livre L’Europe chrétienne, vous parlez du ghetto chrétien européen. Un ghetto chrétien : vous parlez sérieusement ?

JOSEPH H.H. WEILER. — Naturellement, il s’agit d’une provocation et le terme est utilisé dans un sens métaphorique. Mais c’est une provocation qui surgit d’une réalité triste, frustrante, et la métaphore est nécessaire pour secouer une opinion en pleine autosatisfaction. Les murs extérieurs de ce ghetto sont trop évidents et ils ont récemment suscité un grand débat : je fais référence au refus d’inclure dans le Préambule du projet de Charte des droits de l’Union européenne, ne serait-ce qu’une référence minimum au patrimoine chrétien de l’Europe. Dans le projet de Constitution, de nouveau, il n’existe aucune référence au patrimoine chrétien, exception faite d’une allusion anémique et générique à une hérédité religieuse accolée à l’hérédité culturelle et humaniste ! Naturellement, la chose a été remarquée et cela a provoqué l’indignation à différents niveaux. Mais est-ce vraiment une surprise ? Est-ce vraiment aussi scandaleux ? Et la communauté des chrétiens n’est-elle vraiment pas fautive dans cette affaire ?

Tout de même, il est difficile d’apprécier cette faute : qui, pourquoi, comment ? N’est-ce pas plutôt étonnant qu’une demande explicite de la part du Saint-Père ait été rejetée ?

Laissez-moi d’abord expliquer ce que j’entends par murs extérieurs du ghetto chrétien européen. Ce sont des murs créés par les chrétiens eux-mêmes. C’est un fait qui est pour moi beaucoup plus bouleversant que le refus de la Convention de faire référence explicitement au christianisme. J’étudie le processus de l’intégration européenne depuis plus de vingt-cinq ans. Malgré l’orientation catholique explicite des Pères fondateurs de la construction européenne, je n’ai pas connaissance d’une seule œuvre importante qui explore en profondeur l’hérédité chrétienne et la signification chrétienne de l’intégration européenne.
Pour écrire mon livre l’Europe chrétienne, j’ai extrait de la bibliothèque de mon université soixante-dix-neuf livres publiés au cours des trois dernières années sur le phénomène de l’intégration européenne en général ; beaucoup d’entre eux ont été écrits par des chercheurs que je sais être des catholiques pratiquants. Or aucun d’entre eux — AUCUN ! — ne reprenait dans l’index la plus petite allusion au christianisme. Pourquoi le fait que la Convention ait omis de faire référence à l’hérédité chrétienne de l’intégration européenne devrait-il nous surprendre si cette hérédité chrétienne n’a pas été proclamée, examinée, discutée et rendue partie intégrante du débat sur l’intégration européenne de la part des chercheurs chrétiens ?

Vous avez des explications sur cette défaillance ?

Je peux seulement faire des hypothèses. J’ai interrogé à ce propos de nombreux amis et collègues catholiques dans différents pays européens. Et j’en ai tiré trois explications possibles.
La première est une étrange intériorisation de la fausse prémisse philosophique et constitutionnelle des formes les plus extrêmes de laïcité, comme on les relève en France par exemple. La liberté de religion est liberté de pratiquer sa propre foi religieuse et aussi liberté de chaque conviction religieuse. Mais à la racine de cette conception, il y a la ferme conviction qu’il ne peut exister aucune allusion ou référence à la religion dans l’environnement public officiel de l’État – car ce serait une transgression… mais de quoi ?
L’ingénue conviction survit selon laquelle l’État, pour pouvoir être neutre du point de vue religieux, doit exercer une rigoureuse laïcité. Mais ceci est faux pour deux raisons. Primo, il n’existe pas de position neutre dans un choix binaire. Pour l’État, s’abstenir donc de tout symbolisme religieux n’est pas moins neutre que d’épouser une forme quelconque de symbolisme religieux. La religiosité de vastes segments de la population et la dimension religieuse de la culture sont des données objectives. Nier ces faits signifie simplement privilégier une vision du monde sur une autre, sous le masque de la neutralité.

Et la deuxième raison ?

Accepter cette vision du rapport entre État et religion signifie aussi accepter une définition laïque (du XVIIIe siècle) de la religion en général et du christianisme en particulier. C’est une vision qui dérive de la culture des droits qui traite la religion comme une question privée en comparant la liberté de religion avec la liberté de pensée, de conscience et d’association. Mais peut-on accepter que le christianisme soit relégué dans la sphère privée de la part des autorités laïques de l’État ? Comprenez-moi bien : je crois en l’ordre constitutionnel libéral avec ses garanties de démocratie et de liberté. Mais je crois aussi en une expression et une vision religieuse énergique et articulée dans les espaces publics garantis par nos démocraties constitutionnelles.
Il me semble que de nombreux chercheurs catholiques ont confondu la discipline publique de la démocratie constitutionnelle avec une discipline privée du silence religieux dans la sphère publique. Et pire encore : les chercheurs chrétiens ont intériorisé le concept selon lequel intégrer la pensée et la doctrine chrétienne dans leurs réflexions sur le droit constitutionnel, sur la théorie politique et la sociologie serait une trahison de leur grade universitaire, de leur objectivité et de leur crédit scientifique.

Existe-t-il d’autres raisons ?

Une autre raison c’est la peur : oui, la peur. Peur que dans le domaine académique, dominé par une classe intellectuelle souvent à tendance de gauche ou de centre gauche, l’assimilation d’une vision chrétienne (opposée au travail de rigueur scientifique sur le phénomène religieux) puisse taxer le chercheur d’une faible objectivité scientifique, de ne pas être un « libre penseur ».
Et enfin — cela me déplaît de le dire — il y a l’ignorance. Oui, la pure et simple ignorance est un autre facteur. Combien parmi ceux qui appartiennent à la classe intellectuelle ont-ils lu, étudié, médité, par exemple, les enseignements de l’actuel pontificat avec un pape à la pensée extraordinairement profonde , les encycliques, les lettres apostoliques etc., avec la même assiduité dont ils font preuve pour étudier les plus récentes contributions fournies par les modèles intellectuels laïques de notre génération ?
Oui, il est troublant le fait que la demande explicite du Saint Père ait été rejetée par la Convention. Mais pour moi, c’est un fait encore plus troublant que l’appel de ce pontife aux laïcs pour qu’ils soient les messagers de la doctrine chrétienne dans leur vie privée et professionnelle soit dans de nombreux cas aussi peu écouté. La vie de ceux qui ont été touchés par la foi ne peut pas, une fois qu’ils sortent de l’environnement domestique et familial, devenir identique à la vie de ceux qui n’ont pas été touchés par la foi. Ceci est vrai pour le commerçant, pour le chef de gare, pour un ministre de la République et aussi, oui, pour ceux dont le travail est, d’une façon ou d’une autre, une réflexion sur la politique officielle des autorités publiques.

Quelle est alors, à votre avis, l’importance du christianisme et de la doctrine chrétienne à propos de l’intégration européenne ?

Il y a avant tout le problème de l’identité. Il est simplement ridicule de ne pas reconnaître que le christianisme est un élément d’une importance énorme pour la définition de ce que nous entendons par identité européenne, en bien et en mal. Dans les arts et dans la littérature, dans la musique et dans la sculpture, jusque dans notre culture politique, le christianisme a toujours été un leitmotiv, une inspiration et un motif de rébellion. Il n’y a pas de jugement de valeur dans l’affirmation de ce fait empirique. Il y a seulement un jugement de valeur dans le fait de le nier.

Mais en ce sens vous traitez le christianisme comme un phénomène sociologique, pas comme une foi vivante basée sur une vérité révélée.

Le christianisme est aussi cela, un phénomène sociologique et historique. Mais c’est aussi une foi vivante, la vérité révélée aux yeux de ceux qui y adhèrent. Et c’est ici que la doctrine chrétienne devient importante.

Mais quel rapport avec l’intégration européenne ?

Évident. Les faits historiques, comme aussi l’histoire de l’intégration européenne, n’ont pas une signification intrinsèque. Ils ont la signification que nous leur attribuons. La place en jeu c’est la signification que nous entendons leur donner. Une Europe chrétienne n’est pas une Europe qui soutiendra le christianisme. Ce n’est pas un appel à l’évangélisation. Une Europe chrétienne est une Europe qui peut apprendre du christianisme et de sa doctrine. Réfléchir, discuter, débattre et en dernière analyse attribuer une signification à l’intégration européenne sans une référence à une source aussi importante signifie appauvrir l’Europe.
Pour les laïques et pour les non chrétiens, c’est devenu un défi. Le christianisme offre aujourd’hui d’intéressantes « positions » concernant les problèmes centraux, fondamentaux et les défis les plus profonds par rapport à l’auto-compréhension même de ce qu’est l’Europe. Prenons quelques brefs exemples, quelques hors-d’œuvre pour aiguiser l’appétit, si vous voulez :
Le rapport avec l’autre — dans notre société, au delà de nos frontières à l’intérieur de l’Europe, et au delà des frontières européennes — est probablement le défi le plus important auquel l’intégration européenne cherche à répondre. L’encyclique Redemptoris missio est un exposé profond sur la façon de penser, de conceptualiser un rapport respectueux avec l’autre. D’un côté, elle évite courageusement le relativisme épistémologique et moralisateur de la postmodernité en affirmant ce qu’elle retient être la vérité. En réalité, c’est sa Vérité. Dans le même temps, elle est attachée à un extrême respect dans les rapports avec ceux qui ne partagent pas cette Vérité. On ne peut pas respecter vraiment l’autre si on n’a pas le respect de son propre moi, individuel et collectif. Ce type d’approche peut donner beaucoup de fruits dans les différents débats qui se déroulent en Europe sur ces problèmes.
Le marché est un autre problème fondamental de l’Union européenne. Certains diraient même « le » problème fondamental. L’encyclique Centesimus annus offre l’une des réflexions les plus profondes sur les avantages du marché libéral, mais aussi sur les risques pour la dignité humaine. C’est une réflexion qui va bien au delà du mantra de la « solidarité » qui revient incessamment dans le débat sur l’intégration européenne. L’Europe ne doit pas nécessairement épouser la doctrine de l’Église sur cet argument. Mais pourquoi l’exclure absolument du débat ? Et il y a beaucoup d’autres exemples qui sont développés dans mon livre.

Comment réagiraient les non chrétiens, comme les juifs et les musulmans, à l’idée d’une Europe chrétienne ? Vous êtes en faveur de l’exclusion de la Turquie ?

Une Europe chrétienne ne signifie pas une Europe pour les chrétiens. Elle ne signifie pas une approbation officielle ou un appel à l’évangélisation. Ce n’est pas cela la fonction de l’Union européenne. Elle signifie, comme je l’ai expliqué, une Europe qui ne nie pas son hérédité chrétienne et la richesse que le débat public peut tirer de l’implication avec la doctrine chrétienne. Il y a quelque chose de comique (ou peut être de tragique) à voir ceux qui s’opposent le plus à chaque référence à la religion ou au christianisme, se ranger en première ligne sur le front d’opposition à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.
À mon modeste avis, c’est une insulte au christianisme et à son enseignement de clémence et de tolérance que d’affirmer qu’il n’y a pas de place en Europe pour une nation non chrétienne. Pour ce qui concerne les juifs — je suis juif observant, fils d’un rabbin de famille européenne de différentes générations — ces dernières années nous avons été souvent victimes, eh bien oui ! des chrétiens et du christianisme. Pourquoi devrait-on craindre la reconnaissance de la culture dominante comme, justement, dominante ? Si j’ai peur, c’est de cela : nier l’importance de l’hérédité chrétienne dans la symbolique publique européenne et dans le domaine public européen signifie nier l’importance de ma religiosité dans ce même domaine public.

PROPOS RECUEILLIS PAR MARTA CARTABIA**
AVEC ANDREA SIMONCINI.
** Professeur de droit constitutionnel, titulaire de la chaire Jean-Monnet à l’université de Milan-Bicocca.
*** Joseph H.H. Weiler est professeur à l’université de New York.

Sursa (*)

ONU & o rezolutie privind defaimarea religiilor

ichi, exact. la initiativa Pakistanului.

Stirea suna asa:

„Alongside a resolution adopted by the U.N. General Assembly this week calling for a moratorium on the death penalty, the world body passed a raft of other human rights-related motions. One of them, introduced by Islamic nations, focuses on combating the „defamation of religions.” 

(*)

Textul aici (*)

Mexic – ganduri pentru „laicizarea” invatamantului privat

Stirea e notabila.

Lawmakers vow to revise Mexico’s constitution to strengthen separation of church, state 

A group of opposition lawmakers said Friday they will introduce a measure to strengthen Mexico’s long-standing separation of church and state, which they see as imperiled.

„There are increasing signs that the secular republic, based on the Mexican legal system, is at risk,” Rep. Maria Beatriz Pages Llergo, of the Institutional Revolutionary Party, said at a forum on religious tolerance.

Pages Llergo and lawmakers from the Revolutionary Democratic and Convergence parties have drafted an initiative that would amend Mexico’s constitution to more clearly define the separation between church and state and punish government employees who fail to respect that divide, she said.

Mexico’s 1917 constitution guarantees religious freedom of speech and nonreligious public education. But Pages Llergo said it needs to be changed to guarantee that private education is also nonreligious.

Both public and private education should be secular,” Pages Llergo said.

Armando Martinez, president of Mexico’s Catholic Lawyers College, said that placing religious restrictions on private education would violate the Inter-American Convention on Human Rights. He said the convention establishes the fundamental right of parents to choose what kind of education they want for their children.

Any changes to Mexico’s constitution must be approved by both houses of Congress and at least 16 of the country’s 31 state legislatures.

Mexico is an overwhelmingly Catholic country, but has a long history of secular government that dates back to the mid-19th century. The country broke relations with the Catholic Church in 1867 and didn’t restore them until 1992, under President Carlos Salinas de Gortari, who also oversaw the elimination of laws banning priests from wearing clerical garb in public.

Recent attempts by the church to ease rules barring clergymen from participating in politics signal that cardinals and bishops want to run for public office — which is illegal in Mexico, Pages Llergo added.

Martinez said Mexico’s lay state is functioning well, and said lawmakers were attempting to impose their personal beliefs on the nation.

„What they’re trying to do with these so-called reforms is a counteroffensive to a reform we’ve proposed seeking greater religious freedom,” Martinez said in a telephone interview.

Asadar, se poate vorbi despre proportionalitatea interventiei legislative? Ori ne-am putea gandi ca „poporul” e prost, inapoiat, „obscurantist” si, in consecinta, proclamam revolutia perpetua…

PS. Si asta in timp ce se intampla lucruri de acest gen (*), care, desigur, arata modul in care „laicitatea” este periclitata. ;)

Raspundem ascultatorilor (V) – „Uniunea Europeana despre creationism”

O cautare operata pe blog suna asa. Autorul confunda UE cu Consiliul Europei, dar nu-i nimic… se intampla si la case mai mari; confuzia e simpla: Consiliul Europei – Consiliul European & Consiliul (Uniunii Europene).

Aminteam nu demult o initiativa de la Adunarea Parlamentara a Consiliului Europei, pe domnii respectivi deranjandu-i enorm, dupa toate probabilitatile, „indoctrinarea” copiilor cu invataminte reactionare, invechite & iesite din moda. Aici (*).

Desigur, sunt destule cercuri sectare, neoprotestante ori „pokaite”, chinuite de modernism (fara apa & sapun, fara curent electric, fara medicamente, fara atatea alte alea provenite de la demonii aferenti, nu daimoni)… mai ales in SUA. [Si care de ceva timp importa si pe plaiurile noastre „Adevarul” propriu din dotare…] Dar de aici si pana la a condamna, la nivel „european”, opozitia (cel putin mentala ori interioara) la evolutionism… ar fi cale lunga.

Apoi, chestiunea, din punct de vedere juridicesc & constitutionalicesc la nivelul UE, s-ar transa [aoleu, nu va ganditi la OTV] cam in felul urmator. Preambulul proiectului de Tratat de la Lisabona, recent convenit, (pare a) impune pluralismul de opinii… si de surse de inspiratie. Pana aici, lucrurile stau bine (sau binisor). Ce va fi mai incolo, vom  vedea. Doar daca acest pluralism nu se va transforma in altceva…

Jean Sevillia, laicismul galican si gandirea dominanta (ori dominatoare)

Ei bine, reflectam la recenta carte a lui Jean Sevillia, aparuta si la noi, la Humanitas. „Terorismul intelectual„, recenzata si in „Romania literara„, carte pe care am sorbit-o.

Jean Sevillia – un reactionar, incorect politic si revansard… :D

Mda, inca o recenzie (*).

Asadar, un exercitiu… un articol al acestui om. „La face cachée de la loi de 1905„.

 „La pensée dominante fait aujourd’hui une lecture anachronique de la séparation de l’Eglise et de l’Etat. En son temps, la loi de 1905, rupture unilatérale du Concordat de 1801, ne fut jamais négociée avec la hiérarchie catholique. Solennellement condamnée par le pape Pie X, la loi de Séparation parachevait vingt-cinq années de mesures laïcistes imposées à la France par des gouvernements anticléricaux„.